Oiseaux-balades

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Balade du 07/01/2017 sur la nécropole de Thiais

Balade du 07/01/2017

sur

la nécropole de Thiais

 

Je me suis trompé en donnant les dates de balades pour la nécropole de Thiais, les six premières de 2017 tombent le matin d’une nuit travaillée et la première de l’année c’est dans trois heures, mais pas question de la rater et loin derrière Paris, un petit coin de ciel .... rose, m‘appelle.

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Sur la route, il y a pas mal de circulation, mais cela reste fluide et  quand j’arrive à Thiais, le véhicule d’Alain est garé sur la grande place du cimetière le ciel est gris, mais la visibilité assez bonne en tout cas, rien à voir avec ce que nous avons vu aux Pays-Bas la semaine dernière durant notre petite balade d’entre deux fêtes.

je présente mes vœux au technicien en faction à l’entrée et je scrute le ciel à la recherche de quelques volatiles, mais rien à l’horizon pour le moment.

Florence arrive de la direction de la sortie des voitures puis c’est au tour de Michel qui une fois nous avoir dit bonjour, me tend sa participation au frais de covoiturage, car en effet, il était le quatrième larron de l’expédition de fin décembre.

Il fait encore un peu frais avec deux petits degrés, mais cela n’empêche pas les Etourneaux sansonnet (Sturnus vulgaris) de commencer à se manifester tant par les cris que par les déplacements dans des petits groupes n’excédant pas la dizaine d’individus

Au sol en vol ou posée, la Pie bavarde (Pica pica) elle est aussi bien représentée, la négligence coupable dont j’ai fait preuve le mois dernier en ne tentant même pas d’identifier un laridé au vol, me fait regarder plus sérieusement cette Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) qui passe tranquillement dans les airs où elle reste difficile à localiser.

Une fois n’est pas coutume, nous commençons à nous déplacer vers la partie sud du cimetière, un Merle noir (Turdus merula) alarme et s’enfuit à notre approche, une femelle de la même espèce lance son cri aigu, se déplace de branche en branche puis ce fige pour un petit moment.

A distance raisonnable, des Pigeons bisets (Columba livia) sont observés sur la chaussée ou en vol, un premier Ecureuil roux (Sciurus vulgaris) est observé au sol puis glanant de la nourriture au sol.

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Florence distingue un Goéland argenté (Larus argentatus) dans un groupe de rieuses, l’ensemble vol au-dessus d’un bâtiment à l’extérieur du périmètre et après plusieurs minutes de miroise, enfin le Goéland avec la meute de mouette vient survoler le cimetière sur une petite partie avant de retourner au-dessus de la construction qui les attire, mais cela compte dans notre liste de présence journalière.

A un moment, on se fixe pour un chant que l’on perçoit mal, l’humidité porte loin et fort le bruit des moteurs d’avions qui décollent de l’aéroport international voisin.

Les Mésanges charbonnières (Parus major) car ce sont elles que nous venions d’entendre, se présente en famille, mais ne tiennent pas en place pour le moment, d’abord dans les arbres assez hauts, elles viennent se glisser dans la haie de troène, mais restent à bonne distance  pour le moment.

Le chant d’une Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) est parfaitement reconnu et l’oiseau tout aussi facilement localisé, il faut dire que l’absence de couverture foliaire aide pas mal les débutants que nous sommes.

Bien qu’aperçu et entendu  à plusieurs reprises, le Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) reste discret et les observations sont le plus souvent furtives pour ne pas dire éphémères, mais tout de même, l’un d’eux plus curieux que les autres, viendra nous observer de près et se posera sur une croix pour mieux nous voir.

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Une ombre bouge à la cime des grands arbres parmi le mouvement de quelques feuilles résiduelles, plus rien puis à nouveau un déplacement, l’oiseau enfin décelé s’avère être une Grive musicienne (Turdus philomelos) et elle reste là un bon moment et qui, malgré la distance et la lumière exécrable nous permet une bonne observation.

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Les Corneille noires (Corvus corone) bien que peu abondantes par rapport à d’habitude, sont omniprésentes, c’est surtout leurs croassements qui nous donnent leurs positions bien avant de les apercevoir, les corvidés cherchent également leur pitance au sol ce qui nous autorise de les voir de plus près.

Un premier Geai des chênes (Garrulus glandarius) est vu, le cousin de la précédente espèce est bien moins abondant et se balade la plupart du temps à deux individus au maximum, hors période de migration, de toute façon par chez cet oiseau est semi migrateur, donc hormis un froid sibérien et encore, il est présent à l’année.

D’ailleurs le second geai est aperçu un peu plus loin et il vient à notre verticale, alors qu’un nouveau Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) se fait entendre et fini même par se montrer un instant.

Proche de l’ALVECO, les parcelles sont plantées d’arbustes d’ornements rangés en rang d’oignons, ils sont destinés à la replantation afin de décorer un plan végétal ici ou là, mais pas l’ombre de la queue d’un oiseau dans ce secteur.

le Pic vert (Picus viridis) au vol puissant et chaloupé traverse les carrés sans difficulté et nous offre parfois des observations magiques où deux pics sont en vis-à-vis sur le même tronc et de temps à autre au sol.

En nous approchant du grand portail vert, un oiseau immobile est capté du regard, dans un contrejour parfait est en contre-plongée, la détermination est ardue, un turdidé, une Grive mauvis (Turdus iliacus) isolée qui nous offre un peu de son temps puis fini par s’envoler alors que nous tentons de contourner sa position pour un meilleur angle de vue.

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Je ne le sais pas encore, mais je m’apprête à passer le plus mauvais moment de la journée, que dis-je de toute l’année 2017, même si celle-ci n’a débuté que depuis sept jours, alors que florence détecte au mouvement et assez loin un gros oiseau, les jumelles rivées au visage, nous trouvons la bête.

Une Buse variable (Buteo buteo) il s’agit certainement du rapace qui a pris ses quartiers d’hiver dans le cimetière, elle semble être présente depuis au moins trois mois pleins.

Nous décidons de traverser une parcelle en diagonale afin de mieux l’observer, mais nous restons cloué sur place, à environ deux mètres cinquante de nous un oiseau décolle du sol, en une fraction de seconde, il est identifié par tout le monde, une Bécasse des bois (Scolopax rusticola) et c’est d’un aire ahuri que je la laisse filer du regard, je tente comme mes compagnons de la pister pour tenter de voir où elle se pose, mais c’est peine perdue ce n’est pas ce matin que j’aurais la coche de l’espèce.

Une photo dans le vide absolu  ne donnera rien  même pas un soupçon d’espoir et Michel se chargeant d’expliquer à Florence que mon système perso de coche réside sur la possession d’une photo ne laissant pas de doute sur l’espèce.

De suite, il se monte des plans machiavéliques dans l’esprit torturé de ces personnes que je croyais être de braves gens, ces brocanteurs de bas niveau en sont à échafauder des combines où ils investiraient dans un appareil pour arriver à pixéliser la sorcière et ensuite me revendre leurs clichés.

Pour le moment, c’est moi qui trinque, mes deux amis et leur nouvelle complice rient de bon cœur, il faut rapidement passer à autre chose et la buse refait parler d’elle à ce moment-là, pourchassée par un corvidé et allant se poser dans un arbre à bonne distance, à la limite du visible pour nous.

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Nous la laissons tranquille en ne nous approchant pas d’elle et, nous  partons dans la direction où a disparu le limicole de mes rêves, mais il restera introuvable, par contre, beaucoup plus facile, Alain trouve un Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla) dans les hautes branches d’un arbre où il est à peine plus détectable qu’une feuille qui bouge au vent.

Pour le moment, la bécasse me reste inaccessible et reste ma bête noire, encore une chance que mon ami Olivier est raté cela, je sens bien que j’aurais pris  cher comme disent les jeunes.

Dans un autre domaine, deux pinsons des arbres (Fringilla coelebs) au vol, puis deux autres un peu plus tard, un arbre chargé de Pigeon ramier (Columba palumbus) encore engourdi par le froid de la nuit.

Un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) , un seul, est aperçu dans le vol dit du saint esprit, puis changeant de secteur il fini par disparaitre à notre vue ce qui nous permet d’accrocher dans nos jumelles trois Grives Draines (Turdus viscivorus) celles-là mêmes que j’avais entendu l’instant d’avant.

Nous n’en avions pas encore vu ce matin et c’est donc avec un certain plaisir que j’entends le cri de contact d’un Pic épeiche (Dendrocopos major) puis d'un autre, mâle et  femelle, ils sont bien présents pour de belles miroises.

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La remontée par le Nord puis l’Est nous apportera des espèces déjà observées comme les corneilles et les Perruches à collier (Psittacula krameri) mais rien d’autre puis ce sera le moment de la séparation.

En allant chez l’américain d’en face Michel et moi, accrocherons une Bergeronnette grise (Motacilla alba) à l’oreille d’abord puis du coin de l’œil ce qui clôturera la liste du jour.

 

1) Etourneaux sansonnet

2) Pie bavarde

3) Mouette rieuse

4) Merle noir

5) Pigeons bisets

6) Goéland argenté

7) Mésanges charbonnières

8) Mésange bleue

9) Rougegorge familier

10) Grive musicienne

11) Corneille noires

12) Geai des chênes

13 Troglodyte mignon

14) Pic vert

15) Grive mauvis

16) Buse variable

17) Bécasse des bois

18) Grimpereau des jardins

19) pinsons des arbres

20) Pigeon ramier

21) Faucon crécerelle

22) Grives Draines

23) Pic épeiche

24) Perruches à collier

25) Bergeronnette grise

 

a) Écureuil roux

 



15/01/2017
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