Oiseaux-balades

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Balade du 06-10-2012 sur la nécropole de Thiais

Balade du 06-10-2012

sur

la nécropole de Thiais

 

 

Quand j'arrive sur la nécropole, le temps et grisâtre, zéphir pousse à 35 km/h environ dans un axe Sud-Nord et la cime des grands peupliers de l'entrée plie  sans problème sous ses efforts.

Comme à mon habitude, je vais d'un pas tranquille, une fois mon véhicule stationné à la place devenue traditionnelle, présenter mes civilités au technicien qui se trouve en faction à la barrière, Franck qui ne travaille pas ce matin, se joindra à nous pour la balade.

D'ailleurs, je le vois  il vient à ma rencontre l'air aimable et souriant comme toujours, il me parle encore une fois des sitelles qu'il a pus observer directement de chez lui, c'est au tour d'Anna d'arriver, elle vient seule, son mari Hervé travaille ce matin lui.

Après s'être raconté les dernières nouvelles, Franc va s'équiper, malheureusement, ce matin, nous ne serons que trois, j'attends encore un peu, plusieurs personnes avaient téléphoné pour m'annoncer leurs intentions de venir à la balade, mais à 9h15, pas d'autre candidat alors notre trio commence à bouger.

Franck me dit que c'est peut-être à cause de l'Euro Bird Watch ou un truc du genre, mais je ne sais pas si cet évènement international, à généré beaucoup d'activité en région parisienne, je reste perplexe.

Puis au moment où je prends mon appareil photo, ce dernier en profite pour me jeter une pique au sujet de l'oubli des cartes mémoire, de l'une des sorties précédentes,  je réponds à la taquinerie par la bonne humeur en riant.

Les Corneilles noires Corvus corone, sont sur les pelouses ou perchées à la pointe d'un cyprès, alors que nous entendons distinctement encore les Etourneaux sansonnets Sturnus vulgaris,  installé au-dessus du fronton de la sortie du cimetière au moment où nous tournons à droite pour aller en direction du sud-est, de la friche.

 

Dans une haie de séparation, une première Mésange charbonnière Parus major,  se laisse observer sans trop de difficultés alors que trois Perruches à collier Psittacula krameri,  passent à notre vertical, de-ci de-là, des pigeons, le cimetière commence à s'éveiller.

Un vol de quatre Chardonnerets élégants Carduelis carduelis,  passe d'une parcelle à l'autre, un Verdier d'Europe Chloris chloris isolé attire notre attention et une première Bergeronnette grise Motacilla alba, vole près de nous nous en verrons deux autres.

Des Merles noirs Turdus merula, une femelle d'abord, puis presque simultanément trois mâles le Pic vert Picus viridis, est rapidement localisé grâce à son rire sarcastique, ensuite sur son vol chaloupé tout en puissance où il traverse plusieurs parcelles pour aller se fixer sur un tronc, nous en verrons plusieurs tout au long de la mâtiné.

Un Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes nous amuse un moment, il finit par se poser sur le sommet d'une rangée de troène je tente à plusieurs reprises de faire des photos, mais avec sa petite taille, j'ai du mal, car il est presque toujours derrière une feuille.

Les feuilles, justement, le sol en est tapissé donnant par endroit l'impression de marcher sur un tapis totalement roux.

Un mâle de Pinson des arbres Fringilla coelebs lance des cris de contact parfaitement reconnaissable et vient presque à notre approche, en tout cas suffisamment pour une bonne observation, nous en verrons un autre, plus tard dont un  à quelques mètres de nous, plus loin, c'est une Pie Bavarde Pica pica  qui nous toise du haut de sa branche.

 

Trois Geais des chênes Garrulus glandarius, volent dans une direction est/ouest, c'est jusqu'à dix-sept de ces corvidés que nous noterons au cours de la balade, apparemment, en migration active, un seul n'allant pas dans le même sens que les autres, surement un sédentaire.

Dans un buisson, un  passereau de taille moyenne, nous alerte, mes deux compagnons semblent indécis, les côtés gris sale, assez sombres, le dessus de la tête roux,  pas de doute, c'est bien une Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla, une femelle, Anna est d'accord avec moi, mais pas Franck, le vertex de l'oiseau dans ses jumelles, lui apparait brun foncé ou mieux, noir, pour lui, c'est un oiseau du sexe opposé.

En fait il y a au moins deux fauvettes de cette espèce, un mâle et une femelle, alors que nous sommes pris dans nos observations, tout à notre surprise,  il en apparait encore cinq autres, le groupe se déplace sans trop de manifestations sonores puis fini par s'éclipser à notre vue.

À l'approche des premiers frimas plus au nord, un tel groupe pourrait constituer ce que l'on appelle, une migration rampante, il y a un moment que je n'en avais pas vu sur Thiais alors sept d'un coup, c'est vraiment notable pour le coup.

Puis nous arrivons sur la friche, là une perruche pose de façon volontariste en haut d'un des arbres près de ce que nous avons pris l'habitude de nommer l'Algeco, elle nous accorde même une progression dans sa direction puis tout de même, fini par décoller.

 

Alors, quelle vole, un autre oiseau de l'espèce la rejoint et tout deux vont se percher dans les hautes branches dénudées d'un grand arbre avec un groupe de sansonnets qui ne s'émeut pas plus que cela, de la présence de ces  congénères  parfaitement intégrés depuis le temps qu'ils sont là,  mais néanmoins exotiques.

Un des nombreux Grimpereaux des jardins Certhia brachydactyla laisse entendre son cri strident, mais il est plus difficile à voir, se sera chose faite avec un peu de patience.

Ce n'est pas leur secteur habituel, mais nous sommes heureux de voir au décollage, deux Pigeons colombin Columba oenas devant nous, puis c'est au tour d'un Faucon crécerelle Falco tinnunculus, de se montrer d'assez loin, mais suffisamment près pour noter son attitude de chasse en mode prospection.

Le tas de gravier ne nous apporte aucune nouvelle espèce, Anna en profite pour nous proposer des petits gâteaux au chocolat alors que Franck nous offre une tranche de pain d'épices qu'il a fait lui-même, un vrai régal, quant à moi, je suis venu, les mains dans les poches, juste pour miroiser et déguster ce que les autres ont apporté.

En remontant l'avenue N, des Mésanges bleues Cyanistes caeruleus, là aussi, un groupe de cinq dans le même arbuste, puis d'autres charbonnières, ailleurs  dans le ciel, un laridé, un Goéland argenté Larus argentatus en vol direct, puis enfin un Rougegorge familier Erithacus rubecula au chant d'abord, à la vue ensuite au pied d'un buisson.

 

Juste avant d'arriver sur la parcelle 47, un tout petit passereau se fait entendre avec un cri sur aigu, c'est un Roitelet huppé Regulus regulus, il sera aperçu assez nettement sur un arbre à feuille caduques  et encore une fois, cela faisait un moment que je n'en avais vu sur le site.

Quelques Grives draines Turdus viscivorus, certainement des sédentaires au cimetière puisqu'elles sont visibles toute l'année sur la nécropole, nous interpellent par leurs cris de contacts parfaitement reconnaissable, d'ailleurs, l'une d'elle viendra non loin de nous, la photo ne sera pas fameuse pour cause de contre-jour.

 

Soudain Anna qui regardait dans la bonne direction nous invite à observer un rapace qui se fait houspiller par une corneille, un peu plus petit et plus sombre en apparence qu'une crécerelle, il nous faudra suivre la paire d'oiseaux dans une trouée pour affirmer l'Epervier d'Europe Accipiter nisus.

Le petit moment d'émotion passé, nous marchons devant la 47, où je contacte un Pouillot véloce Phylloscopus collybita, l'oiseau assez furtif semble être venu voir par curiosité  qui se trouvait dans son coin, alors que nous faisons une petite pose sur le banc directement sous le grand cèdre.

Nous quittons cette parcelle, mais nous n'allons pas loin, j'entends un Pic épeiche Dendrocopos major, nous rebroussons chemin et je l'aperçois, il est au sommet d'un arbre, le vent souffle, l'oiseau et presque à l'horizontal pour se maintenir sur son perchoir momentané.

Un groupe, de plusieurs Linottes mélodieuses Carduelis cannabina nous survole, des verdiers, d'autres piverts, des Pigeons ramiers Columba palumbus en quantité, enfin après le chat du cimetière, nous verrons des écureuils, un ici, l'autre là, souvent en possession d'une noix de Byzance dont les restes parsèment le sol.

 

Au niveau de la parcelle N°4, un rouge gorge me fera tourner en bourrique, c'est une nouvelle fois Anna qui le découvrira et le partagera avec nous.

Nous finirons la balade avec les mêmes espèces aperçues puis une fois que Franck aura récupéré les enfants, nous finirons chez l'américain d'en face comme cela est devenu la tradition depuis pas mal de temps déjà où nous pourrons faire le décompte, soit vingt-six espèces pour la matinée.

Une matinée humide, mais vite passée dans la bonne humeur avec des personnes agréables, la  prochaine sortie est prévue  le 03-11-2012

 



31/03/2015
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