Oiseaux-balades

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Balade du 06-06-2015 sur la nécropole de Thiais

Balade du 06-06-2015
sur
la nécropole de Thiais

 

La première chose que je vérifie ce matin avant de partir pour la balade, c’est que j’ai bien mon calepin et de quoi écrire, le mois dernier, cet oubli m’avait quelque peu agacé.

                   
Un beau soleil un ciel d’azur, un léger vent du Nord-Ouest, mais qui disparaitra rapidement, Michaela son mari et son fils sont déjà là, les autres participants arrivent les uns après les autres, Michel est présent, mais pas olivier, dommage, mais ainsi va la vie.

                   
Pour ce matin, nous tenterons l’observation des passereaux qui nous avaient totalement échappé à la dernière promenade en ce lieu, car en effet, certaines espèces dont les effectifs diminuent nous inquiètent.

                   
Pour le moment, quatre Pies bavardes (Pica pica) sont présentes sur une pelouse, il y a également des Etourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) et avec eux une femelle de Moineau domestique (Passer domesticus), la seule de la balade que je finirais même par oublier au moment du décompte final à la fin de la sortie.

                   
D’ailleurs sous le préau, pas l’ombre de la queue d’un piaf une nouvelle fois, il y a encore quelques années, ils étaient légions ici et  avec  le Protocole  de non prolifération de produits phytosanitaires peut être l’espèce reviendra t’elle.

                   
Michel et moi entendons le cri d’un pic, nous tentons de le trouver et puis quelques instants plus tard il le localise en vol, c’est un Pic épeichette (Dendrocopos minor), il y a un bon moment que je n’en avais vu un sur site et celui-ci, quitte les limites de la nécropole.

                   
Alors que je me penche à l’intérieur de mon véhicule pour y ramasser un document, j’entends de façon  assez diffuse un cri que je connais bien pourtant il me laisse perplexe, je demande si quelqu’un d’autre a fait attention, mais je n’obtiens pas la réponse souhaitée.

                   
Les sansonnets sont mis en avant, moi je pense à un rapace, mais comme on ne l’entend plus, on passe à autre chose puis on commence à bouger.
                   
Dans les grands peupliers  situés près de la sortie principale, une famille entière de Mésanges à longue  queue (Aegithalos caudatus) émet une véritable symphonie, mais reste totalement invisible.

             

Nous avons un peu de mal à démarrer, mais nous débutons en direction de la parcelle N°1 presque immédiatement, un oiseau est repéré haut dans le ciel, l’identification est assez aisée, les culottes rousses, confirme le Faucon hobereau (Falco subbuteo) nous pourrons même, voire nettement les détails, c’était bien l’oiseau que j’avais entendu plus tôt.

                   
Nous pouvons presque tous apprécier l’observation  même les moustaches sont assez bien visibles, presque tous, car Rémi et son père son parti de leur côté voir quelque chose et  ont raté le superbe oiseau de proies qui cerclait au-dessus de nous.

                   
Le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes)  au chant puissant et omniprésent, on peut le voir en haut d’une haie puis s’enfoncer dans un petit conifère, mais le lilliputien de notre faune aviaire  ne tient pas en place.

                   
Un autre passereau que l’on entend souvent, mais sans pouvoir l’observer,  est le Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla), son cri suraigu nous indique sa présence assez proche de nous, mais pour le trouver et le voir, je dirais que c’est une autre paire de manche !

                   
De leur vol puissant, les Perruches à collier (Psittacula krameri) elles ne craignent pas de s’afficher, les superbes oiseaux couleur sinople, bien qu’étant une des espèces exogènes et invasives de notre pays, nous émerveillent toujours.

                   
Bien moins présente ce matin que sur les balades précédentes, ces Psittacidés devenu férals sont en concurrence avec les étourneaux pour les anciennes loges de pics et les écureuils quant à  la nourriture en automne notamment, mais apparemment, sans réel conflit grave.

                   
Le contournement de la parcelle militaire n’apporte rien en terme d’espèce, si ce n’est le cri sarcastique d’un pic au loin et  les yeux scrutant tout de même le ciel pour tenter une nouvelle observation du faucon, mais peine perdue, il a dû  glisser dans les airs pour disparaitre définitivement.

                   
Un Pic vert (Picus viridis) de son vol puissant et chaloupé traverse une puis deux parcelles pour finir par se fixer sur un tronc, il est bien en évidence pour quelques instants et cette fois-ci tout le monde peut apprécier la miroise, c’est une femelle, en témoigne l’absence de rouge sur la larme, une bonne façon de rappeler se critère diagnostique du dimorphisme sexuel entre mâle et femelle de cette espèce.

                   
Cela déclenche également une série de souvenirs pour la  détermination d’un individu de l’espèce lors d’une balade au bois de Boulogne il y a quelques temps ainsi qu’une belle série de sourire en coin.

                   
Sur notre droite, un colombidé passe dans un vol direct avec des coups d’ailes nerveux, les jumelles vissées au visage aident à l’identification d’une Tourterelle des bois (Streptopelia turtur), l’espèce déjà vue le mois dernier serait elle présente pour la nidification?

                   
Dans le même axe, mais loi au-dessus des arbres, deux Martinets noirs (Apus apus) décrivent de larges arabesques dans le ciel, il n’y a pas d’édifices intéressants sur la nécropoles, ils ne sont donc là que pour se nourrir.

                   
Un vol d’environ une quarantaine de Pigeons bisets (Columba livia) dont le bruissement d’ailes et perceptible du sol décrit une grande boucle et disparait faute d’horizon pour nous et plus loin, un Geai des chênes (Garrulus glandarius) isolé passe de branche en branche.

                   
Le Merle noir ( Turdus merula ) est bien présent, à un moment, nous avons la chance de voir un couple ensemble, merle et merlette à moins d’un mètre l’un de l’autre se regardant, puis se séparant pour se retrouver un peu plus loin.

                   
Un gros oiseau blanc passe au-dessus de nous, la capture visuelle trop éphémère ne permet pas de déterminer l’espèce, probablement un laridé, nous ne le saurons jamais, car il s’est évanoui, probablement un laridé.

                    

A un moment, l'un de nous remarque une Orchis bouc et quelqu'un d'autre demande pourquoi ce nom, Michel en ce penchant sur la fleur  en apportera la réponse  et comme par hasard, nous en verrons plusieurs jusqu'à une dizaine au même endroit,  dont une protégée par des visuels de façon à ce qu'il ne lui arrive quelque chose de néfaste.

                   
Un oiseau se pose au sol dans l’autre carré militaire en 17, c’est un turdidé, assurément une grive, le corps moucheté, mais trop petite pour être une draine, ce ne peut être  qu’une Grive musicienne (Turdus philomelos), nous restons un bon moment pour que tout le monde puisse l’observer à loisir.

                   
Au-dessus de nous les Corneilles noires (Corvus corone) dans les branches croassent sans cesse, elles répondent à ce qui semble être des appels d’oiseaux en vol et à y regarder de plus près, les deux qui cerclent sont des adultes alors que la queue non développée de ceux qui sont qui sont perchés, atteste avec certitude qu’ils sont des juvéniles et leur curiosité à notre égard nous amuse un peu.

                     
Nous cherchons si la grisette vue le mois précédent est toujours présente, mais le mâle chanteur  de l’époque n’est plus à son poste, mais loin d’être frustré, car nous venons d’entendre le Rougegorge familier (Erithacus rubecula) et c’est un réel plaisir pour tous, car le mois dernier pas un seul cliquetis ni d’apparition, même furtive.

                   
Comme le mois précédent, nous abordons la friche entre les parcelles 122 et 121, la Renouée du Japon, accueille nombre de passereaux dont l’Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta) recherchée un peu plus tôt, malgré son chant et le fait qu’elle soit bien dégagée, il n’est pas aussi évident que ça de la localiser.

                   
La Fauvette grisette (Sylvia communis) quant à elle est enfin observée quelques instants plus tard, le biotope  et idéal pour cette espèce l’Accenteur mouchet (Prunella modularis), quant à lui est une nouvelle fois entendu,  nous n’en contacterons que trois sur la matinée en tout et pour tout.

                   
Le son fluté du chant de la Mésange charbonnière (Parus major) nous parvient, les effectifs observés sont  minimaux, mais nous en avons vu plusieurs, sa cousine la Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) n’est pas en reste quant à elle.

                   
Alors que nous sommes tous en train de prospecter, un rapace nous survol amorce un virage et disparait avec une vitesse phénoménal, tout juste le temps de certifier l’Epervier d’Europe (Accipiter nisus), l’oiseau manifestement en chasse a disparu aussi vite qu’il nous était apparu.

                   
Une Fauvette des jardins (Sylvia borin) laisse son chant parvenir jusqu’à nous, une seule apparition du côté du tas de sable, en vol trop fugitif et rien d’autre.

                   
Le Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) lui également chante pour affirmer sa présence, mais l’apercevoir même un instant relève d’un défi d’une autre ambition, ou alors sur un malentendu peut être, car maintenant, le feuillage est trop avancé.

                   
Comme tout fini par arriver à un moment ou à un autre, nous en verrons un bien plus près que nous ne le soupçonnions par le chant, car l’oiseau faisant quelques acrobaties à moins de vingt mètres de nous sera bien visible quelques instants.

                   
Ici ou là, des Pigeons ramiers (Columba palumbus) les effectifs sont pour ce colombidé assez restreints ce matin et à la sortie de la friche et  l’un d’eux posé au sol, restera telle une statue durant un bon moment figé à nous regarder, à se demander qui observe l’autre.

                   
Plusieurs Grives draine (Turdus viscivorus) arrivent en vol avec leur chant caractéristique, elles investissent le sommet d’un arbre feuillu puis changent rapidement de place, cinq à six individus, un tel regroupement à cette période, possible que ce soit des parents avec leurs jeunes, l’espèce étant sédentaire et reproductrice ici.

                   
En remontant vers la sortie à nouveau, nous contacterons le Pic épeiche (Dendrocopos major) et nous aurons même la chance dans voir un, mais par rapport aux balades précédentes, l’oiseau est plutôt rare tout comme le Pinson des arbres (Fringilla coelebs) que l’on verra encore moins.

                   
Juste derrière la conservation nous décidons de bifurquer à gauche, afin d’arriver derrière le domicile de Franck, afin de chercher dans les ifs une dernière surprise, mais nous n’aurons pas à attendre jusque là.

                   
En effet à peine perceptible tant par la couleur que par le mouvement, un mouvement, presque un soupir vient se poser sur le sommet d’un minéral sous la forme d’un Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros).

                   
Nous sommes aux anges, revoir l’espèce est une chose, mais à quelques mètres, c’est royal et de plus l’individu dans nos jumelles est un jeune de la dernière couvée, en témoignent les bourrelets jaunes à la commissure des mandibules du bec et après quelques instants une femelle adulte et deux autres jeunes viendront finaliser le tableau.

                   
Terminer sur ce petit passereau est un réel plaisir et c’est donc sur ce dernier taxon que nous finirons notre balade mensuelle, comme à l’accoutumé nous irons à quelques-uns, chez l’américain d’en face pour partager un petit encas et parler de la prochaine balade prochaine prévue le 04/07 courant.




Pie bavarde
Etourneau sansonnet
Moineau domestique
Pic épeichette
Mésange à longue  queue
Faucon hobereau
Troglodyte mignon
Grimpereau des jardins
Perruche à collier
Pic vert
Tourterelle des bois
Martinet noir
Pigeon bisets
Geai des chênes
Merle noir
Corneilles noire
Grive musicienne
Rougegorge familier
Hypolaïs polyglotte
Fauvette grisette
Accenteur mouchet
Mésange charbonnière
Mésange bleue
Epervier d’Europe
Fauvette des jardins
Pouillot véloce
Pigeons ramiers
Grives draine
Pigeon ramier
Pic épeiche
Pinson des arbres
Rougequeue noir



14/06/2015
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