Oiseaux-balades

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Balade du 04-02-2017 sur la nécropole de Thiais.

Balade du 04-02-2017

sur

 la nécropole de Thiais.

 

 

il tombe des cordes quand j’arrive à la maison, la nuit de travail c’est parfaitement écoulée, mais il n’en reste pas moins que je suis assez fatigué, alors si le ciel pouvait être un peu clément cela ferait mon bonheur pour la balade de ce matin.

Peine perdue, la pluie m’accompagne sur les quarante-huit kilomètres qui séparent mon domicile de ma destination mensuelle, mais bon il y a au moins une personne qui a eu le courage de venir alors haut les cœurs, on y est, on y reste.

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Pour le moment, ce ne sont que quelques gouttes qui tombent et si cela se maintient ce sera bon pour moi et Frédéric et à s’y reprendre, en regardant en direction de la sortie, nous voyons une candidate à la balade qui vient vers nous au moment où quatre Perruches à collier (Psittacula krameri) passe dans le ciel.

Tous les trois, allons faire connaissance sous le préau, histoire d’être à l’abri encore pour un moment et Michel arrive à ce moment-là, puis  après quelques préparatifs  notre promenade peut commencer.

Une Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) avec son capuchon passe sur un ciel totalement blanc au-dessus de la grande place puis continu son vol tranquillement.

Nous prenons la direction de la parcelle N°1 comme pour la plupart du temps et il est inutile de tendre l’oreille pour entendre les Étourneaux sansonnet (Sturnus vulgaris) il y en a pratiquement partout.

Les Pies bavardes (Pica pica) sont également omniprésentes, leur plumage bicolore en toutes saisons n’autorise aucune confusion possible même pour un débutant.

Un Goéland argenté (Larus argentatus) passe tout aussi placide que le laridé précédent, c’est certain que ce genre d’oiseaux n’est vraiment pas gêné par les conditions climatiques du moment.

Un premier Merle noir (Turdus merula) fuse d’un buisson, nous en verrons bien plus que d’ordinaire, ce qui tente à prouver qu’il y a suffisamment de nourriture ici pour eux et puis cela fait plaisir de voir des effectifs un peu plus gros que ce que nous avons eu l’habitude de voir ces dernières balades.

Le passage dans le secteur des moyens techniques, ne donne pas grand chose, nous reconnaissons le cri de contact du Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) et l’apercevons un instant.

Au pied d’un arbre, une myriade de copeaux jonche le sol, ils sont frais et parfaitement limité autour de l’arbre, nous regardons si nous découvrons une nouvelle loge, voir des travaux de tronçonnage, mais rien et la pluie finit par nous décourager, puis nous continuons notre prospection.

Ce matin, l’accessoire qui sert le plus est le mouchoir et qui devient assez rapidement une serpillère à force d’essuyer les lunettes et encore plus souvent l’oculaire des jumelles qui pendent au cou.

Soudain telle une torpille, un Pic épeiche (Dendrocopos major) jaillit d’une loge face à nous et sur un virage cours part dans la direction opposée à la nôtre puis vire une nouvelle fois pour nous laisser l’observer en vol au-dessus d’une parcelle  dans de bonnes conditions tout de même.

Nous sommes perplexe tout de même, début février et   des traces évidentes d’un oiseau qui a creusé profondément un autre dans une cavité, le redoux après la période vraiment froide n’explique pas tout, nous sommes début février tout de même.

Un autre merle, un mâle est aperçu et inutile de le chercher, dans l’axe de l’allée il fonce directement sur nous à hauteur d’homme et ce n’est qu’à moins de dix mètres de notre position qu’il se décide à changer de direction, mais avec l’effet de vitesse, on se demandait si l’on allait pas le prendre dans la figure.

Deux petits cris flutés sont entendus et font penser à celui du bouvreuil, nous cherchons l’oiseau, mais rien et la présence d’un étourneau nous apporte un doute raisonnable quant à l’émetteur des sont perçus, nous en concluons que c’est peut-être une imitation de cette dernière espèce.

De long en long nous apercevons des perruches couleur sinople, elles semblent plutôt prostrées, rien  voir avec les oiseaux loquaces que nous voyons d’habitude.

Un groupe plus ou moins important de passereaux de bonnes tailles s’installe au sommet de grands arbres, ce sont des Grives litornes (Turdus pilaris), elles sont une bonne trentaine pour celles que l’on a compté, mais des bandes d’étourneaux sèment le doute parfois sur les quantités observées.

Encore un Pic vert (Picus viridis), ce n’est pas le premier que nous voyons, mais celui là aussi reste à bonne distance nous fuyant à chaque fois que nous, nous rapprochons de sa position.

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trois mouettes au vol, nous prenons la mesure de l’observation pour s’assurer que ce sont bien des rieuses, de toutes façons au stade où nous en sommes, je ne sors mon appareil photo que pour faire des tirs souvenir, il est comme moi, pas tout à fait étanche.

Un puis deux Geais des chênes (Garrulus glandarius) se suivent et se dépassent l’un l’autre et  nous les reverrons, car ils sont également peu actifs comme le reste de l’avifaune.

Quelques Grives draines (Turdus viscivorus) avec leurs cris parfaitement reconnus quelques instants plus tôt, puis encore des litornes et ici ou là un mâle chanteur de Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) et donc l’occasion d’expliquer à Perrine les différentes phases de chants sur l’année biologique de l’oiseau.

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Encore un pic, un vert, puis le cri aigu du Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla)  arrive à nos oreilles,  pas si facile que cela à voir, nous aurons pourtant à plusieurs reprises l’occasion de l’observer et même à un moment de voir une espèce de course poursuite entre deux individus dont nous ne pourrons déterminer le sexe.

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Un nouveau groupe de litornes à moins que ce ne soit un déjà observé plus tôt, mais dans le paquet, une première Grive mauvis (Turdus iliacus) est repéré, les critères diagnostiques sont évidents et ne laissent aucun doute sur l’espèce.

Une  Mésange charbonnière (Parus major) saute de branche en branche dans une haie dépourvue de feuille, mais reste difficile à localiser tout de même dès qu’elle s’immobilise.

A chaque fois que nous voyons un colombidé, nous le scrutons pour en reconnaitre l’espèce, mais pour le moment c’est le Pigeon ramier (Columba palumbus) qui remporte la palme de la présence, les deux autres espèces étant pour le moment, absentes de notre balade.

Des petits cris que je reconnais parfaitement même s’ils sont éloignés de moi, m’ordonnent d’avertir notre petit groupe que des Mésanges à longue queue (Aegithalos caudatus), sont dans le coin, en fait la chance est avec nous, elles arrivent dans l’axe de l’allée juste au-dessus de nous et il y en en partout, nous en dénombrerons au moins une vingtaine.

La lumière aussi médiocre soit elle, ni la pluie pénétrante ne nous prive de la miroise, il faut dire qu’après nous avoir dépassé, les petits oiseaux semblent faire demi tour et reviennent vers nous, comme pour nous accompagner puis finissent par s’éclipser définitivement à notre vue.

Un Groupe d’une centaine de sansonnets environ s’envole des arbres et nous offre la vision d’un petit nuage modeste, mais mobile et compacte durant quelques instants puis va se poser à quelques distances.

Pour cette fois, je propose de ne pas aller vers la friche, nous sommes trempés, transis par le froid dont le ressenti est accentué par l’humidité et le terrain et apparemment boueux, donc pour ce matin, pas de friche, nous verrons la prochaine fois.

De loin, nous voyons un arbre, sur lequel plusieurs ramiers sont branchés, en fait c’est la même scène que le mois précédent, c’est également dans ce secteur que dame bécasse m’avait encore échappé, ma malédiction reste robuste.

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Ici, il y a quelques Corneilles noires (Corvus corone), tous les corvidés de cette taille et de cette couleur sont auscultés scrupuleusement, histoire de voir si un freux ne serait pas présent, mais non pas l’ombre de la queue  d’un seul corbeau, dommage, j’espère qu’ils s’installeront à nouveau sur la corbeautière.

Oriane qui a fini par nous retrouver, nous rejoint en nous commentant les quelques espèces qu’elle a pu observer en nous cherchant.

Encore des litornes quelques Mauvis, Michel repère un Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) qui se nourrit de fruit du platane de mon côté je découvre un Pinson des arbres  (Fringilla coelebs) mâle, au milieu des grives  posé sur une branche adjacente, alors que le cri d’un Héron cendré (Ardea cinerea) se fait entendre nettement, mais reste invisible car s’éloignant  en vol.

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Dans une allée, au sol parmi ses congénères, une mauvis et dressée sur ses pattes, en alerte maximum en nous voyant au loin puis semble se calmer, un Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) adopte une attitude similaire, mais reste parfaitement identifiable du fait de la différence de taille,  entendu à plusieurs reprises, c‘est le seul individu de l’espèce que nous verrons vraiment.

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Nous, nous approchons du mur d’enceinte, celui qui nous sépare du centre commercial à la recherche du piaf, mais là aussi malheureusement, pas l’ombre de la queue d’un moineau, pire nous n’en verrons même pas chez l’américain d’en face par contre les Pigeon biset (Columba livia) sont assez bien représentés au sol ou dans les air même s’il n’y en a pas autant que sur les balades précédentes.

Nous sommes dans un moment où il n’y a pas un cri et donc quand nous captons à nouveau les notes flutées, l’idée du bouvreuil nous revient comme une idée fixe, d’autant qu’ici il n’y a pas d’étourneau pour le contredire, mais sans certitude absolue nous lâchons l’affaire, puis en arrivant derrière  le bâtiment de la conservation un Accenteur mouchet (Prunella modularis) laisse entendre son chant caractéristique qui lui ne laisse aucun doute.

Ce sera la dernière espèce observée, j’en oublierais même de mentionner la Mésange nonnette (Poecile palustris) entendu un instant dans la balade au moment du décompte chez l’américain d’en face au moment du « repas » qui nous servira plus à nous réchauffer qu’à nous nourrir.

je réitère mon envie d’aller au lac du der le Week-end prochain car ne travaillant pas normalement vendredi soir et comme Michel est partant, il me confie une nouvelle fois son N° de téléphone pour un possible rencard dans la semaine si la météo le permet.

je lui confie également le fait de se préparer à me remplacer en avril pour la balade prévue car de mon côté, je pars faire un saut au ....Guatemala durant un moment.   

je remercie ici vraiment les quatre participants à cette balade vraiment humide jusqu’à nous glacer les os, mais qui nous à tout de même offert 25 espèces différentes d’oiseaux, mais  pas un seul mammifère et  la petite déception en l’absence totale de rapace.

 

1) Perruches à collier

2) Mouette rieuse

3) Etourneaux sansonnet

4) Pies bavardes

5) Goéland argenté

6) Merle noir

7) Troglodyte mignon

8) Pic épeiche

9) Grives litornes

10) Pic vert

11) Geais des chênes

12) Grives draines

13) Mésange bleue

14) Grimpereau des jardins

15) Grive mauvis

16) Mésange charbonnière

17) Pigeon ramier

18) Mésanges à longue queue

19) Corneilles noires

20) Chardonneret élégant

21) Pinson des arbres

22) Héron cendré

23) Rougegorge familier

24) Pigeon biset

25) Accenteur mouchet



07/02/2017
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