Oiseaux-balades

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Balade au Gris nez et plus haut vers Dunkerque (1)

Balade  au Gris nez

et plus haut

vers

Dunkerque (1) 28/10/2017

 

  

 

Le mardi 24 octobre, je reçois un message sur mon portable de mon ami et complice de balade ornitho Olivier   me proposant une balade au Nord pour le samedi suivant.

  

faire un tour avec lui est toujours plaisant et, j’accepte de suite, mais avec un bémol tout de même, car la nuit du vendredi au samedi est une nuit travaillée pour moi et à coup sûr je ne pourrais pas conduire.

  

Le vendredi arrive avec la demande de confirmation de mon chauffeur pour la journée et pose de rencard à 6 h 30 le lendemain matin.

  

Forcement, la nuit ne passe pas à la même vitesse pour Olivier que pour moi et quand je reçois le message « coucou, je pose les questions suivantes : 

  

En cette saison ? Un retardataire ?

  

En fait, c’est tout simplement le message m’annonçant son arrivée devant la maison.

  

De suite l’ambiance est mise et pas le temps de prendre un sixième café, on charge mes affaires dans la voiture d’olivier que je trouve ce matin superbe et nous voilà parti en direction de notre destination que nous connaissons bien tous les deux.

  

La température extérieure n’excède pas les deux degrés et nous gagnerons à peine un petit degré en roulant tant qu’il fera nuit noire.

 

20171028_071043 cenic olivier.jpg3°c au tableau de bord de la voiture d'Olivier, je devrais me coucher!

 

Au-dessus de la maison le ciel est assez dégagé, malgré la pollution lumineuse générée par la capitale, on peut voir une myriade d’étoiles et cela laisse espérer une belle journée de miroises.

  

Malgré la présence de mon ami et la fatigue aidant, je trouve le trajet nocturne monotone et sur  le ton de la déception olivier me lance : je suis déçu, la dernière fois que nous sommes passés là tu avais déjà vu plusieurs espèces.

  

Reste qu’il fait encore nuit noire et que justement la dernière fois que nous sommes partis ensemble pour la même destination, c’était une heure plus tard et bien évidemment, cela aide pour la luminosité.

  

Il vient à l’esprit de mon ami l’idée saugrenue de lancer un pari sans conséquence sur celui de nous deux qui verra le premier une espèce d’oiseaux.

  

La route se dévoile tranquillement, car mon chauffeur respecte scrupuleusement la limitation de vitesse (ce qui n’est pas toujours mon cas, malheureusement)  et la conversation se délie au gré du parcours.

  

Preuve qu’Olivier est plus attentif que moi, il est le premier à constater la levée du jour vers l’est.

  

Je me ressaisis et redouble de vigilance pour ne pas être en reste sur le défi qu’il m’a lancé à la face.

  

À un moment alors qu’il se concentre sur sa conduite, j’aperçois un « truc » noir loin devant et dans les airs, je regarde Olivier du coin de l’oeil et je lui montre du bout du doigt l’oiseau.

  

Il s’écrit,  une Corneille noire (Corvus corone) je lui réponds que je sais, mais que c’est moi qui ai gagné le pari qu’il a lui-même engagé.

  

Deux ou trois échanges à moitié de dépit l’autre amusée et à partir de ce moment-là, il voit des corneilles partout, en groupe ou à l’unité, mais de mon point de vue, il peut en voir autant qu’il veut, 15,20, 100, c’est la première qui compte.

  

Juste après le péage, nous faisons une halte technique à tour de rôle, outre les Pigeons biset (Columba livia) déjà aperçus ainsi que plusieurs « nuages » d’Étourneaux sansonnet (Sturnus vulgaris) une espèce de busard qui restera sp, est observée.

  

Je suis alerté par un cri de Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) et je finis par le trouver à bonne distance sur une barrière de sécurité, de la route qui passe au-dessus du péage.

  

Les passagers des véhicules qui passent, nous regardent avec curiosité alors que nous scrutons tous azimuts pour repérer une espèce ou une autre avec nos jumelles.

  

Olivier entend un Pic vert (Picus veridis) que je confirme l’instant d’après à l’oreille moi aussi et mon compagnon le voit s’envoler puis disparaitre rapidement.

  

De mon côté, j’ajoute à notre liste naissante le Rougegorge familier (Erithacus rubecula) que je perçois aussi bien grâce à son cliquetis reconnaissable qu’à la vue quand il se perche sur un poteau quelques secondes.

    

Plusieurs laridés sp sont aperçus dont une Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) au moins, puis une première Buse variable (Buteo buteo) assez foncée, nous en verrons d’autres de long en long sur le parcours qui nous mène à notre première destination.

  

Un premier busard, peut-être un saint Martin, mais sans certitude, il restera Sp comme bons nombres d’observations alors que les volatiles chers à notre cœur laissent une légère frustration quand ils ne sont pas correctement identifiés.

  

Juste avant de remonter en voiture, c’est une Linotte mélodieuse (Linaria cannabina) qui est contactée au chant alors que le petit fringille s’éloigne au vol.

  

Trois Corbeaux freux (Corvus frugilegus) glanent des restes sur le parking des poids lourds, un chauffeur nous regarde passer du coin de l’œil, alors que nous sommes amusés en constatant ce que lui regarde sur l’écran de son ordinateur portable.

  

La route reprend tranquillement et des groupes de plus en plus importants de Goélands argentés (Larus argentatus) apparaissent de plus en plus compacts.

  

Comme je ne conduis pas, je vérifie la liste de nos observations durant la pose, en ajoutant la Bergeronnette grise (Motacilla alba) que j’avais omise ainsi que la Pie bavarde (Pica pica) qui sur le moment était muette comme une carpe.

  

Ici ou là, dans les champs retournés, plusieurs groupes de Faisans de Colchide (Phasianus colchicus) sont repérés, et dans l’un d'eux, contient  uniquement des mâles que nous voyons assez bien dans une grande courbe.

  

UE8A7524 Colchide.jpg

Photo à partir de la voiture en roulant!

     

Les Pigeons ramiers (Columba palumbus) succèdent au bisets déjà vus, des passereaux par bandes, sont difficilement identifiables du fait de la vitesse de la voiture, encore des étourneaux par centaines pour ne pas dire plus.

  

De plus en plus de Goélands marins (Larus marinus), des mouettes encore des rieuses et en pagaille, des buses, que des variables bien sûr  et des paquets de petits volants.

 

UE8A7532 chevrette.jpgL'un des deux chevreuils observés avant d'arriver au Gris nez.
 

À quelque distance de notre première destination du jour, alors que nous roulons tranquillement, une paire de chevreuils couchés dans l’herbe est aperçue, après un demi-tour rock’n roll,  je me retrouve en position de pouvoir faire des photos, malgré l’éloignement par rapport à la route..

  

L’arrivée sur le parking du Gris nez se fait en notant l’endroit où nous avions vu la « cravant » isolée en bord de champ à notre dernière visite du site, pour Olivier et moi.

  

Le rougegorge est le premier oiseau que nous entendons, suivi par le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes), ensuite nous ne savons où donner de la tête, car mettant le pied au sol, l’ambiance migration se fait bien sentir même si le plus gros du passage et déjà effectué, il y a des petits oiseaux partout dans les airs et les buissons.

  

Nous sommes sur le parking et des groupes de passereaux sont visibles au vol, mais peu de poses.

  

Nous observons les premières Grives mauvis (Turdus iliacus) des Pinsons des arbres (Fringilla coelebs) par centaines et même un Pinson du Nord (Fringilla montifringilla) dans un groupe de ses cousins.

  

UE8A7563 mauvis vol.jpgUne Grives mauvis (Turdus iliacus) parmi les centaines observées.
  

Dans les Buissons de part et d’autre du chemin qui nous mène à la plateforme d’observation, nous contactons une femelle de Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus)  qui fait une petite halte tous sens en éveil.

  

Un Merle noir (Turdus merula) est également aperçu, fuyant une position trop dégagée, le plus étonnant et que la migration se passe sur plusieurs étages et Olivier me le fait remarquer en regardant un groupe de grives et  de voir passer des fringilles en dessous et des pigeons hauts, au-dessus.

  

Mon compagnon de balade  et moi nous rappelons que nous avions été questionnés par une  personne sur notre connaissance de ce site labellisé « Grand Site de France ».

  

Je lui avais montré dans la longue vue un tarier, un pâtre, mais ce matin il n’y en a pas l’ombre de la queue d’un.

  

Pour le reste, des Bergeronnettes des ruisseaux (Motacilla cinerea) et autres pipits arrivent en vague, pour l’avoir vu plusieurs fois, je pourrais être blasé, mais il n’en est rien et la lumière dans les yeux d’olivier qui comme moi ne sait où donner de la tête, en dit long sur l’instant que nous vivons maintenant.

      

il y a du vent, mais le ciel est clair et nous pouvons voir les falaises anglaises qui se trouvent à un peu plus de trente kilomètres de l’autre côté du Chanel comme disent nos pires amis d’outre-Manche.

  

Un grand groupe de Choucas des tours (Coloeus monedula) nous arrive droit dessus, puis bifurque vers la mer, descend sous le seuil du bord de la plateforme d’observation, ce qui permet d’apercevoir une première formation en V de Bernache cravant (Branta bernicla).

   

UE8A7577 bernache cravant au vol.jpgGroupe de en V de Bernache cravant (Branta bernicla) vu de dessus.
  

En contrebas de la plateforme, il y a, à flanc de falaise plusieurs personnes, tous équipés de longues vues ou de jumelle, ils doivent vraiment avoir froid là où ils sont situés, mais bon, passion quand tu nous tiens.

 

À moins de cent mètres du pied de la falaise, des canards marins nagent les uns derrière les autres, ce sont des Macreuses noires(Melanitta nigra) au total plus d’une cinquantaine en plusieurs groupes.

  

Les oiseaux de mer ne manquent pas ici, juste sous nos yeux, quelques Grands cormorans (Phalacrocorax carbo)  et plus loin vers le large, des Fous de Bassan (Morus bassanus) adulte ou immature, parfaitement reconnaissables.

  

La liste des oiseaux s’allonge avec  le Pingouin torda (Alca torda), le Guillemot de troïl (Uria aalge) et surtout un trio de Mouettes pygmées (Hydrocoloeus minutus) observée par Olivier avec le concours d’un ornithologue dont je ne me rappelle plus la nationalité.

  

Le Plongeon catmarin (Gavia stellata) quant à lui, est suivi au vol à quelques décimètres au-dessus des vagues sur fond de porte-conteneur géant.

  

UE8A7569 porte contener.jpgPlus facile à photographier qu'un plongeon à cette distance!
 

Une Mouette tridactyle (Rissa tridactyla) bien plus probable dans notre coin de manche que ses trois cousines, remonte au vent pour virer et faire demi-tour pour disparaitre définitivement.

  

La matinée avance et Olivier renonce à aller voir plus haut sur une autre passerelle surtout du fait du vent et si l’on veut faire d'autres sites, il faudrait y aller.

  

Sur Internet il a vu un énorme bassin « vu du ciel » du côté du tunnel sous la manche et se demande comment aller y faire un tour.

  

En attendant, en parcourant le chemin qui nous conduit au parking, nous avons la chance durant plusieurs minutes de voir évoluer côte à côte un Épervier d’Europe (Accipiter nisus) et un Faucon pèlerin (Falco peregrinus).

  

Olivier a même le temps d’installer sa longue vue pour arriver à y fixer le pèlerin et le suivre pour en apprécier toute la beauté aérodynamique faite animale.

  

Avant de remonter en voiture, mon chauffeur me propose quelques gâteaux secs puis nous reprenons la route, les laridés sont partout dans les champs et le Goéland brun (Larus fuscus) déjà aperçu plus tôt fait sa réapparition en petit nombre dès que nous, nous enfonçons dans les terres.

  

C’est ainsi que se termine cette nouvelle visite au Gris Nez qui aura duré le temps d’une matinée avec des superbes observations et de nouveau souvenirs plein la tête.

 

 

1) Corneille noire

 

2) Pigeons biset

 

3) Étourneaux sansonnet

 

4) Faucon crécerelle

 

5) Pic vert

 

6) Rougegorge familier

 

7) Mouette rieuse

 

8) Buse variable

 

9) Linotte mélodieuse

 

10) Corbeaux freux

 

11) Goélands argentés

 

12) Bergeronnette grise

 

13) Pie bavarde

 

14) Faisans de Colchide

 

15) Pigeons ramier

 

16) Goélands marins

 

17) Troglodyte mignon

 

18) Grives mauvis

 

19) Pinsons des arbres

 

20) Pinson du nord

 

21) Bruant des roseaux

 

22) Bergeronnettes des ruisseaux

 

23) Choucas des tours

 

24) Bernache cravant

 

25) Macreuses noires

 

26) Grands cormorans

 

27) Fous de Bassan

 

28) Pingouin torda

 

29) Mouettes pygmées

 

30) Plongeon catmarin

 

31) Mouette tridactyle

 

32) Épervier d’Europe

 

33) Faucon pèlerin

 

34) Goéland brun

 



14/11/2017
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